Venir au Domaine du Lac Brouillard, c’est faire le choix d’un lieu où l’on prend le temps, dans un environnement préservé. Cette relation au lieu implique aussi une attention particulière à la manière dont il est géré et entretenu.
La démarche du Domaine s’inscrit dans cette logique : intégrer le développement durable de façon concrète, cohérente et pragmatique, sans que cela ne pèse sur l’expérience des visiteurs.Le texte qui suit présente de manière transparente les actions déjà mises en place, ainsi que les axes de travail actuellement en cours de structuration pour poursuivre cette démarche.
Aujourd’hui, notre démarche d’achat local est déjà fortement engagée : notre premier niveau d’achat local (fournisseurs basés au Québec) est à 100 %. Et nous avons déjà une vraie dynamique sur les niveaux plus exigeants : produits fabriqués/assemblés/emballés au Québec (76 %) et matières premières provenant du Québec (69,5 %).
C’est l’un des piliers les plus solides du Domaine, parce qu’il touche à tout : ce que vous mangez, ce qui est utilisé en cuisine, ce qui équipe les hébergements, ce qui sert à construire et rénover, les partenaires qui interviennent sur place.
Ce qui rassure, ce n’est pas seulement un pourcentage : ce sont les choix derrière. Par exemple, nous utilisons du bois local (niveau 3) pour des rénovations et constructions d’infrastructures. Côté alimentation, nous travaillons déjà avec des fermes locales (légumes, fruits, huiles, grains/graines, farines…), et nous ajustons le menu et la production en fonction du local et du saisonnier.
Ce que nous renforçons maintenant, c’est la partie “preuve + cohérence” : écrire une politique d’achat local claire (niveaux 1/2/3), vérifier davantage certains produits (notamment textile, articles promotionnels, matériel de plein air où l’origine doit être documentée), et mettre en place un suivi plus formel de ces niveaux d’achat.
Et côté expérience client, on veut aussi mieux rendre visible ce que ça signifie concrètement (sur le menu, sur place, et en ligne).
Le compostage fonctionne déjà bien au Domaine (75 %). L’équipe a ses habitudes, les espaces existent, et le sujet n’est pas traité “à moitié”.
Mais on sait aussi où ça peut se jouer : côté visiteurs, le compostage doit être simple, évident, sans doute possible. Le plan prévoit donc de renforcer les points qui font souvent la différence dans les lieux d’hébergement : les habitations, les salles de bain (papier brun), les zones de gestion extérieure, et des repères plus clairs sur “où déposer quoi”.
Ce que nous mettons en place (ou renforçons) ici, c’est très concret :
Et surtout : nous voulons mieux mesurer. Parce qu’une démarche sérieuse, c’est aussi une démarche qui suit ses volumes de déchets résiduels et se fixe des objectifs de réduction.
Le recyclage est déjà bien implanté au Domaine (71 %). Les points de tri existent pour la clientèle et le personnel, y compris dans les lieux clés (habitations, salle à manger, pavillon/chalet d’accueil, terrain).
Ce qui est rassurant aussi, c’est qu’on ne s’arrête pas au “recyclable classique”. Les matières qui demandent des filières spécifiques sont prises en compte : produits dangereux, gros rebuts, électroniques/piles, ampoules… avec des dépôts reconnus, et une information transmise au personnel.
Ce que nous renforçons maintenant : la pédagogie côté visiteurs (et côté équipe) pour éviter les erreurs de tri et surtout réduire la quantité de déchets en amont. Le plan évoque par exemple le fait d’éviter certains matériaux problématiques (styromousse, plastiques difficiles, carton ciré…) et de pousser l’usage de papier/carton recyclés (impression, essuie-tout, papier hygiénique, supports imprimés type Enviro100).
Dans un domaine qui accueille, l’entretien est quotidien. Donc ce qu’on choisit comme produits a un impact réel, répétitif, durable.
Nous utilisons déjà des produits ménagers biodégradables certifiés (ÉcoLogo / équivalents) pour une grande partie des usages courants, et nous évitons largement les solutions trop agressives.
Ce qui est en cours d’amélioration est très clair : réduire encore davantage l’usage du chlore et des produits toxiques, sécuriser la cohérence des choix (y compris pour la nourriture/boissons et certains produits proposés), et renforcer l’utilisation de peintures/teintures/encres à l’eau non toxiques et sans COV pour les rénovations et impressions.
C’est un pilier où la qualité se joue dans les détails — et c’est précisément là qu’on travaille.
Ici, on parle de confort, de bon sens, et de petits gestes qui, mis bout à bout, comptent énormément. Le Domaine utilise déjà de la vaisselle et des contenants réutilisables, répare localement beaucoup d’équipements, et évite autant que possible les achats “jetables” (avec un vrai souci de durabilité et de réparabilité).
Mais on veut aller plus loin sur un point précis : rendre la réutilisation simple et naturelle pour vous.
Ce qui est en train d’être renforcé :
Il y a aussi un sujet “eau” très concret : le Domaine a un système de revalorisation (hydrocinétique) et souhaite mieux comptabiliser et valoriser les litres économisés, pour être transparent sur les résultats.
Et côté hébergement, nous invitons déjà à une utilisation responsable : draps non changés automatiquement, serviettes à réutiliser si possible, remplacement sur demande.
Ce pilier est déjà solide. Le plan parle de dons réguliers à la communauté (avec une logique basée sur un minimum de 1 % des revenus), d’ateliers/formations autour du développement durable, et de services accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Que le Domaine ne se contente pas “d’occuper un territoire”. Il participe à sa vie, à son équilibre, à sa transmission. Le Domaine a aussi travaillé sur un plan d’interprétation des communautés locales (histoire, culture, patrimoine, traditions, respect). Et l’équipe est formée pour pouvoir en parler.
Rendre ces informations plus visibles sur place (pancartes, fiches), et plus accessibles en ligne (hyperliens), pour que ce ne soit pas réservé aux “initiés”.

C’est un chapitre plus technique, donc il ne progresse pas uniquement par “bons gestes” : il progresse par équipements, suivi, choix d’investissement et cohérence globale. Aujourd’hui, beaucoup d’actions sont déjà en place : DEL très majoritaires, électroménagers certifiés, systèmes pour améliorer l’efficacité énergétique et contrôler la température, facturation électronique…
Le plan souligne aussi une volonté de réduire l’empreinte carbone numérique (sobriété des données), et un point positif côté mobilité : une partie importante de la clientèle vient en covoiturage.
Ce que nous sommes en train de structurer est plus ambitieux :
Et côté visiteurs, l’idée n’est pas de “faire la leçon” : c’est de proposer des moyens simples d’optimiser les transports (covoiturage, navette, etc.) pour réduire l’impact du séjour.
Ce pilier est déjà très solide : infrastructures conçues pour diminuer la consommation d’énergie (isolation, ventilation, calfeutrage…), matériaux sans COV et non toxiques, lumière naturelle, et une part importante de matériaux locaux (jusqu’au 3e niveau).
Ce que nous renforçons ici, c’est surtout la formalisation : politique d’achat écrite pour s’assurer que tous les intervenants (achats, sous-traitants) priorisent les matériaux durables, biosourcés, locaux, et cohérents avec l’optimisation énergétique.
On travaille aussi à mieux mettre en avant ces efforts sur le site, parce que ce sont des engagements concrets, pas invisibles.
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Le Domaine ne se contente pas d’être “au milieu de la nature”. Il agit pour qu’elle reste vivante. Le plan met en avant la formation du personnel, l’information donnée à la clientèle, les principes Sans trace, et une vraie logique d’interprétation du territoire : expliquer la faune, la flore, les écosystèmes, les comportements à adopter, les gestes à éviter.
Ce qui est en cours de renforcement, et qui est très structurant : la collecte de données et le suivi (notamment pour des activités comme la chasse/pêche, avec formulaire d’auto-enregistrement, collecte et centralisation des données).
L’objectif est simple : mieux comprendre, mieux gérer, mieux préserver. Le plan évoque aussi un point très responsable : si un projet technique peut affecter un écosystème (ex. hydrocinétique), il doit être encadré par des experts et documenté pour éviter tout effet négatif sur les milieux aquatiques.
Ce chapitre est celui où il reste le plus de chemin à faire, et on préfère l’assumer plutôt que de survendre. Le plan indique déjà l’utilisation d’ingrédients sans OGM certifiés, mais montre aussi que la part “bio” est encore faible et doit être structurée.
Augmenter la part d’ingrédients biologiques (et de tissus biologiques), mieux vérifier les démarches des producteurs quand il n’y a pas de certification, et formaliser une politique d’achat qui fixe une direction claire.
C’est un chantier en cours — et c’est précisément parce qu’il est identifié qu’il va avancer.
Le Domaine est déjà très avancé sur ce sujet : côté nourriture, l’usage unique est déjà largement évité, et la boutique est déjà sans produits à usage unique.
Le point plus sensible (et donc prioritaire) concerne les breuvages, où l’achat/vente en vrac ou en contenants consignés est encore plus faible.
C’est typiquement le genre de détail qui compte beaucoup : parce que c’est fréquent, et donc cumulatif.
Pousser encore davantage les alternatives réutilisables/consignées, formaliser une politique “zéro déchet” et communiquer plus clairement les objectifs et échéanciers.
Un lieu peut avoir les meilleures idées du monde : si l’équipe n’est pas intégrée, si la gouvernance n’est pas claire, si les politiques restent implicites, la démarche s’essouffle.
Le plan met en avant des points rassurants : enquêtes de satisfaction régulières (personnel et clientèle), bon taux de rétention, pratiques de conciliation, équité salariale “non officielle” mais présente, inclusion sociale dans l’embauche, et existence d’une personne/comité responsable de l’écoresponsabilité.
Formaliser ces politiques (conciliation, inclusion, achats responsables, politique développement durable tenue à jour) et mieux communiquer sur la gouvernance écoresponsable, sans jargon, de manière accessible.
Vous n’avez pas besoin de “faire des efforts” pour profiter du Domaine de manière responsable. L’idée, c’est que le lieu soit pensé pour ça : des choix d’achats cohérents, des systèmes de tri simples, une attention au territoire, et une équipe qui améliore en continu.